vendredi 15 décembre 2017

[sortie] Edition annniversaire d'Elantris de Brandon Sanderson



Inutile de vous le répéter sur Bookenstock nous sommes dingues de Sanderson. Du coup je ne peux pas résister à l'envie de vous faire découvrir l'édition anniversaire d'Elantris que Le livre de Poche vient de sortir.

D'abord elle est belle, ensuite il y a des bonus ... et c'est Sanderson !!

Mais regardez donc les images si vous ne me croyez pas!











Des bonus 



Et une chouette dédicace ! :))


Le tout pour 9.50 euros !!

Euh vous attendez quoi exactement !!??


jeudi 14 décembre 2017

Cinquième page de l'ITV de ARIEL HOLZL










Et on voit bien dans ce regard toute la malice que l'on découvre au fil de ses pages n'est-ce-pas ?
Pis comme il en a bien plus que moi, je lui laisse la parole !




Dolorine attrapa sa nouvelle plume, fraîchement arrachée à un beau corbeau bien gras.
Elle s’emmitoufla ensuite dans sa couette et retourna se blottir contre la fenêtre aux vitres ciselées de givre. Monsieur Nyx l’attendait là, coincé dans son journal intime. La peluche n’avait pas l’air ravie de servir de marque-page. Dolorine lui avait pourtant cousu un petit bonnet de laine, très festif avec les taches rouges qui le maculaient çà et là. Il s’agissait probablement de confiture de framboise. Oui, probablement…
La fillette récupéra son journal, le cala sur ses genoux. La poupée alla rejoindre son épaule. Un dernier coup d’œil par la fenêtre de sa chambre : déjà pâlotte, la lumière du dehors était devenue moribonde. L’après-midi n’en avait plus pour longtemps : l’hiver a partout tendance à raccourcir les jours ; mais à Grisaille, il les guillotinait carrément.
Dolorine mâchonna le bout de sa plume d’un air rêveur, avant de se remettre à écrire :



« Liste des trucs que j’aime faire au mois de démembre »

  • Écorcher Caresser les écureuils des neiges. 
  • - Déchiffrer les messages des fantômes dans la buée. 
  • - Perdre les batailles de boules de neige contre Merry (parfois, elle fait exprès de me rater. C’est gentil, mais un peu condyloïde condiment condescendant.)
  • - Patiner sur le limon gelé. 
  • - Faire des listes (Faut pas que j’oublie ma liste au Marionnettard, d’ailleurs ! J’espère que je n’ai pas été trop sage cette année, j’aime pas quand il m’amène tout plein de pantins... Surtout depuis que je sais qu’il s’agit des enfants les plus méchants, ceux qu’il a transformé en bûches avant de les tailler à la scie.) 
  • - Coudre une fausse barbe de Marionnettard pour Monsieur Nyx.
  • - Empêcher Monsieur Nyx d’enfiler sa fausse barbe sur Bébé Dram (c’est vrai qu’il est rigolo avec, mais il risque de s’étouffer ! C’est pas très gentil, même si Monsieur Nyx dit qu’il voit pas le problème.).
  • - Acheter des cadeaux pour Merry et Tristabelle avec Maman.
  • - Voler des cadeaux pour Tristabelle et Maman avec Merry.
  • - Acheter des cadeaux pour Tristabelle avec Tristabelle. 
  • - Dresser les légions démoniaques de l’hiver contre les Bonnets-Rouges et autres envahisseurs inter-dimensionnels du royaume des fées (ça, c’est surtout Monsieur Nyx qui s’en occupe… Moi, je fabrique juste les golems de neige.).
  • - Chanter les cantiques du solstice (pour protéger la maison des météorites). 
  • - Boire du chocolat chaud sous ma couette en regardant les météorites tomber. 

Dolorine s’interrompit à nouveau. Elle avait l’impression d’oublier quelque chose d’important.
Elle posa un instant les yeux sur le bonnet de Monsieur Nyx.
Tiens donc… Un bonnet…
Ça lui rappelait que… Démembre était le mois de…
Non, rien à faire ! Impossible de s’en souvenir.
Bah… Ça finirait bien par lui revenir...



****************************************



Zina :

Salut Ariel,
C'est une bonne idée le glossaire ! J'avais déjà lu sur ton site la description des familles, et ça apporte un vrai plus. Et c'était très utile lorsque j'ai entamé le tome 2 car j'ai une mémoire de poisson rouge ^^
Il ne me semble pas qu'on ait encore abordé le sujet, mais d'où t'es venu l'idée de cette histoire ? Est-ce qu'il y a eu un déclic, un évènement... qui a fait jaillir les Soeurs dans ton esprit ? 
Comment écris-tu ? As-tu déjà toute la storyline dans ta tête (et sais-tu déjà comment tu clôtureras ta série) ? Et est-ce que quelque chose que tu avais prévu au début, a finalement évolué au fil de l'écriture ?


Ariel :

Bonjour Zina !

Je ne me souviens pas d'un événement déclencheur pour l'écriture des Sœurs Carmines, c'était davantage le fruit d'un long bain prolongé dans plein de sources d'influences (littéraires, audiovisuelles, vidéo-ludiques...) Je me réveille souvent avec l'envie de mettre tel projet ou telle idée sur le papier, et les Sœurs ont commencé comme cela avant de prendre leur envol :)
Je me souviens en revanche de l'idée de départ pour aboutir à l'univers de Grisaille ! Je me suis posé la question suivante :
« Quel est la valeur fondamentale de toutes les sociétés humaines , celle qui s’est toujours affirmée comme prioritaire pour la majorité des gens ? »
Réponse : la vie, la protection de l’intégrité physique des gens. Je me suis alors imaginé à quoi ressemblerait un monde où l’on considérerait que le droit de vivre n’est pas si important que cela.C’est sur cette base que Grisaille s’est érigée, dans un climat d’ambivalence morale, où l’on préférait éviter de mourir, mais où deux ou trois décès ne sont pas la fin du monde… Ou dix, ou cent…

Pour ma façon d'écrire, je suis plutôt dans l'entre-deux : j’ai écrit certains de mes romans de façon très planifiée alors que pour d’autres, c’était beaucoup plus dans la spontanéité et l’écriture au fil de la page. Mais dans les deux cas, je préfère « laisser vivre » mes personnages le plus possible une fois que les grandes lignes de l’intrigue sont tracées. Ensuite, je les tue tous et je passe à autre chose !

Pas mal de choses ont évoluées depuis le début dans l'écriture. Je pense que la plus importante est que je ne comptais faire que deux tomes à l'origine au lieu de 3. Il y aurait donc eu beaucoup plus de "Journaux de Dolorine" dans le tome 2, si j'avais persisté dans cette voie !
Sinon, des personnages secondaires ont aussi gagnés en importance pour étoffer l'intrigue ou l'univers (Selena Vermeil, Katryan, Thomas, Gros Larry...). Les Laments, l'extérieur continental de Grisaille (ou sa banlieue, selon Tristabelle...),n'existaient pas vraiment non plus à l'origine.




Bon bon bon, tout ça c'est bien beau mais au fil des pages d'interview il ne me vient qu'une envie, retourner lire les deux premiers tomes en essayant de ma remémorer toutes ces infos sympas lues ici.
J'ai trop hâte aussi de voir le tome 3 avec son glossaire et son calendrier de nus grisaillois :p 
je n'ose imaginer certains des habitants dans cette simple tenue mais par contre j'avoue que j'adorerais avoir un aperçu visuel de cette fameuse robe transparente des Soeurs de l'Aube prochaine. 
Leur culte aussi semble intéressant surtout pour ce que l'on en apprend grâce à Tristabelle et ses facéties vestimentaires. Je suppose que l'on en saura un peu plus plus tard, sur elles et sur la/les nouvelle(s) copine(s) de Tristabelle. Cela promet du crêpage de chignon en règle quoique Tristabelle serait plutôt poignard que bagarre.
D'ailleurs Merry est folle des couteaux, Tristabelle aussi pour d'autres raisons et Dolorine a carotté celui de sa sœur aussi à un moment ce qui me fait dire que les lames ont un attrait particulier chez les sœurs.
Saurons-nous vraiment pourquoi?? 
Bonne soirée 



Ariel :


Bonjour Aely Nah !
Pour les robes en soie arachnide, je les imagine un peu comme des robes de mariés à la coupe bizarre, assez près du corps ("suggestive" donc, plutôt que réellement transparente ^^ ) et sans crinoline ou corset. Une simplicité qui tranche (comme une lame) avec la mode habituelle de Grisaille ! La robe retaillée par Tristabelle est bien différente, comme on peut s'en douter...
Pour les lames, eh bien... il s'agit d'un accessoire que tout bon habitant de Grisaille n'oublie pas d'emporter avant de sortir de chez lui, un peu comme un trousseau de clés ! Néanmoins, il est vraiqu'elles ont un attrait particulier pour les sœurs... Mais s'agit-il des lames en elles-même ou du matériau dont elles sont composées, à savoir l'argent ? A moins que ce ne soit à cause du sang qu'elles aident faire couler ? Mystère...En tout cas, les couteaux, poignards, surins et autres dagues permettent de mieux visualiser le caractère "tranchant" de nos trois sœurs :)




Bonjour, 
je pose ma question sans avoir lu toutes les questions précédentes, alors si elle a déjà été posée laissez tomber... justement cela touche cette question de chute dans le tome 1 il y a beaucoup d'images de chutes physiques ou morales... peux tu nous en dire plus ? le divan est avancé !

l'autre question rejoint celle de Aely Nah aux sujets des couteaux qui perforent(pot de confiture et corps), qui tailladent, coup de canif dans les relations sociales?!!!

Ah oui, ma chronique est en ligne...http://ramettes.canalblog.com/archives/2017/12/14/35957605.html


+

bonjour,
Une autre question viens de me traverser l'esprit, vite vite je l'arrête avant qu'elle ne parte... 
Merci pour la réponse sur les patates, justement... les yeux et le regard voilà un sujet qui revient souvent dans l'histoire et dans le début de cette interview... Doit-on y voir un rapport avec "le miroir de l'âme" ou "je vous ai tous à l’œil" ou "il faut obéir au doigt et à l’œil"...


Ariel :

Bonjour Ramettes

... et merci pour ta chronique ! Elle est très chouette ^^ En effet, les chutes du premier tome sont une allégorie des déboires de Merryvère, un peu comme l'allégorie des couteaux d'ailleurs (je te renvoie à la réponse faite à Aely Nah ; attention à ne pas te couper dessus!). Merry n'arrête pas de chuter de mal en pis, depuis la chute initiale lors de son dernier cambriolage (un peu à la façon d'Alice dans le terrier du lapin blanc). D'ailleurs, un de mes titres provisoire était "La monte-en-l'air tombe de haut"...

Pour les regards, je crois que c'est à la fois une volonté de ma part et un tic d'écriture : parfois, j'ai l'impression que mes personnages se battent en duel à coups de regards ! Tu as tout à fait raison avec le côte "Miroir de l'âme" (ou de larmes...), j'aime beaucoup ce qui peut-être raconté dans/par un regard, même si c'est probablement plus parlant sur un écran qu'à l'écrit. Je regrette d'ailleurs que la langue française ne dispose pas d'autant de verbes pour caractériser les regards que la langue anglaise... En tout cas, pour ce côté miroir, peut-être s'agit-il aussi d'une seconde référence à Lewis Carroll de ma part ? J'aime aussi jouer avec le lecteur et son regard porté sur le monde des Carmines (omniscient dans le tome 1 / spectateur dans le tome 2).

AMAZ de Lisa Goldstein





Les moutons électriques
Collection Hélios
255 pages
8,90 euros


4ème de couv :

Pour le Dr. Mitchell Parmenter, orientaliste américain venu passer un an dans la cité d'Amaz pour y étudier une ancienne épopée dont il a retrouvé le manuscrit, comme pour son épouse et ses deux filles, c'est un séjour plein de promesses qui s'annonce.

Presque des vacances. Mais Amaz, où s'interpénètrent l'univers magique des Mille et une nuits et le climat conflictuel du Moyen-Orient contemporain, n'est pas une ville de tout repos. Les rues semblent y changer de tracé d'un jour à l'autre, les nouvelles se transmettent par l'intermédiaire de jeux de cartes divinatoires, une guerre séculaire y oppose secrètement les partisans de deux types d'écriture...
De touristes, les Parmenter deviennent explorateurs d'un monde encore plus étranger qu'ils ne l'imaginaient, puis protagonistes d'une quête dont l'enjeu est la texture même du réel. Voix majeure de la fantasy américaine, Lisa Goldstein livre un roman au merveilleux puissant, au "réalisme magique" étourdissant.





Démarrer un livre sans savoir où l'on va, se laisser porter par les mots de l'auteur et en ressortir émerveillée par le voyage effectué, c'est l'expérience que j'ai faite avec ce roman. Et j'ai grandement apprécié !

Le Dr Mitchell Parmenter est un anthropologue américain qui a mis la main sur un très vieux manuscrit du Moyen-Orient relatant l'épopée du Roi des Gemmes. Soucieux de vérifier l'authenticité de sa trouvaille, et pour cela rien de tel que d'être sur place, il va s'organiser avec un collègue local. Ils échangent leurs maisons pour un an et va emménager à Amaz avec sa femme et ses deux filles.

La découverte de cette ville typiquement orientale par des occidentaux purs souches offre un tableau des plus réjouissants. Pas de nom de rue, juste des repères, encore faut-il les trouver. Des rues tantôt sinueuses, tantôt en angles tous serrés, peu ou pas de trottoirs. Tout le monde semble vivre dans la rue, s'interpelle, s'injurie, s'écarte au dernier moment lorsque passe trop vite des véhicules bien brinquebalants. La chaleur, l'ambiance, les senteurs, tout est nouveau pour les Parmenter.

Chacun des membres de cette famille va approcher Amaz à sa façon, avec sa sensibilité, et le récit que nous livre Lisa Goldstein est plein d'humour très fin, très pudique. Elle aborde le choc des cultures, des coutumes et des mentalités et leur impact différent selon le personnage. 

Je me suis fait happer par ce roman à l'intrigue savamment complexe et plein de rebondissements. Un récit au départ très classique, si ce n'est l'étrange attitude d'Angie l'aînée des deux filles. On pense lire un compte-rendu de vacances/travail à l'étranger, sans se rendre compte qu'insidieusement s'installe au fil des pages un côté fantastique et merveilleux. Et ce faisant l'auteur nous invite à imaginer également, à prendre part aux pérégrinations de chacun. J'adore !

Le Dr Parmenter qui se voyait plutôt comme un archéologue des mots, un rat de bibliothèque, se retrouve à suivre jour après jour son homologue local dans les rues d'Amaz, afin de retrouver l'épée mythique dont parle le manuscrit.
Sa femme Claire a trouvé son salut : une supérette vendant de l'alcool... et accessoirement de quoi faire à manger à sa famille.
Casey elle, explore partout à la recherche de Ramiz, un correspondant avec qui elle avait échangé quelques lettres avant de venir à Amaz. Puis, avec lui, elle va se familiariser avec la magie qui vibre dans cette ville.
Quant à Angie, 15 ans, elle présente tous les symptômes d'un autisme de type Asperger même si ce n'est jamais précisé. La vie telle qu'on la lui propose ne l'intéresse pas, elle préfère se plonger dans son monde virtuel qu'elle s'est construit depuis des années, empilant ses notes dans une multitude de carnets. Deux royaumes voisins, plus souvent en guerre qu'en paix, suivant les événements qu'elle décide d'y faire surgir.

Il va leur arriver à chacun des aventures incroyables. Certains seront passifs, d'autres acteurs et d'autres...rêveurs. Le tout se mêlant au merveilleux de cette ville, suivant l'intrigue de l'auteur, pour converger ensembles vers une chute que j'ai beaucoup apprécié : le pouvoir des mots.

Avec Amaz, Lisa Goldstein nous propose un joli conte bien ancré dans le réel, le récit d'un séjour mouvementé dans un pays étranger sur fond de légende devenue réalité. Laissez-vous porter, laissez vous prendre au jeu des mots de l'auteur, pour un voyage féerique et dépaysant.  




Un SFFF  pour le challenge de la Licorne :)






mardi 12 décembre 2017

LES SŒURS CARMINE Tome 1 d' Ariel Holzl

LES SŒURS CARMINE  
Tome 1

LE COMPLOT DES CORBEAUX




Éditions Mnémos
Collection Naos
272 pages
17 euros



Merryvère Carmine est une monte-en-l’air, un oiseau de nuit qui court les toits et cambriole les manoirs pour gagner sa vie. Avec ses sœurs, Tristabelle et Dolorine, la jeune fille tente de survivre à Grisaille, une sinistre cité gothique où les mœurs sont plus que douteuses. On s’y trucide allègrement, surtout à l’heure du thé, et huit familles d’aristocrates aux dons surnaturels conspirent pour le trône.

Après un vol désastreux, voilà que Merry se retrouve mêlée à l’un de ces complots ! Désormais traquées, les Carmines vont devoir redoubler d’efforts pour échapper aux nécromants, vampires, savants fous et autres assassins qui hantent les rues…









Oh la vache! Quelle claque ! Je n'avais entendu que du bien de cette série, mais je n'avais pas lu les chroniques, préférant me garder la surprise. Néanmoins ce qui me semblait acquis c'est que le contenu était plutôt drôle, léger, enlevé. Ce que je n'avais pas pigé c'était la noirceur derrière toute cette "légèreté" ! Je l'ai prise en plein dans la figure un peu comme quand on vous donne un bonbon type "tête brûlée" quand on ne sait pas ce que c'est. Le premier abord est doux et sucré et ça se transforme très vite en truc acide qui vous fait dresser les cheveux sur la tête. Et bien là, pareil ! On fait la connaissance des trois soeurs, Merry, Tristabelle et Dolorine. Elles sont dans la dèche oui, mais c'est à peine esquissé et puis, plus les pages défilent, et plus on se rend compte de leur situation et surtout plus on réalise la vie des gens à Grisaille, la violence, la dureté. Ce n'est plus de la Dark Fantasy, mais de la Super Super Dark. Sans le ton donné par l'écriture d'Ariel, la lecture en serait difficilement supportable. Mais le grand talent de cet auteur, c'est de faire de cette aventure glauquissime, un récit léger et plein d'humour. Ayant fini le livre, je me demande encore comme c'est possible et comment il a pû créer un tel tour de force!

Pour les détails de l'histoire je vous renvoie à l'excellente critique de Dup. Moi je vais me contenter de donner mes impressions (les avantages d'arriver après la bataille ...).

Dans ce premier tome, on suit surtout Merry mais aussi Dolorine à travers son journal intime. Une vraie perle celui-ci, un pur délice à lire. J'adore Dolorine, sa compréhension très terre à terre des choses, sa naïveté, un vrai bain de fraîcheur. Elle est vraiment la fleur qui pousse pleine de couleurs dans cet univers si gris. 
Et puis il  y a Merry bien sûr, celle qui essaye de mettre un peu de beurre dans les épinards, voire même simplement de trouver les épinards en commettant de petits larcins à droite et à gauche et quelques plus gros coups pour lesquels ses capacités de voleuse lui sont d'un grand secours. Cependant, elle échoue souvent par manque de chance, ou un mauvais karma ...ou un manque de clairvoyance. Bref, elle ne trouve pas beaucoup d'épinards. Mais Merry n'abandonne pas et elle se bat pour sa famille bec et ongles.
Mais pour moi, le personnage le plus intrigant et sans doute le plus "puissant" des trois soeurs reste Tristabelle. Je l'adore celle-ci ! Sous des airs de "pétasse", n'ayons pas peur des mots, se cache une jeune femme pleine de ressources. Clairement la plus futée et la plus forte des trois. Elle sait toujours comment se comporter, utilise les autres personnes autour d'elle pour servir ses moindres désirs, ne se laisse jamais démonter et n'est jamais à court de ressources. La preuve, si bataille il y a, elle enverra les autres au front mais elle est parfaitement capable de se défendre par elle-même si c'est absolument nécessaire. C'est juste que si d'autres peuvent le faire à sa place, pourquoi se fatiguer ... 

Bref, ce trio de soeurs est un vrai régal. Trois personnalités, si différentes qui cohabitent, se supportent et s'aiment, c'est vraiment un plaisir. Et leur complicité, vous permettra de visiter Grisaille et de survivre à sa dureté. Grisaille étant le quatrième personnage de ce récit. Une ville glauque et grise, transpirant la tristesse, la pauvreté. Une horreur. Se promener dans ses rues vous colle des frissons. L'atmosphère y est pesante et le tout est parfaitement retranscrit par l'écriture d'Ariel Holzl. On la voit cette ville, on la respire, on y vit pendant tout le récit. Elle est vraiment le fil rouge de l'histoire, égayée par la présence si chaleureuse des soeurs.

Clairement Les soeurs Carmine est à la hauteur de sa réputation. Un livre hors du commun, vraiment surprenant, qui vous fera rire tout en vous disant "mon dieu, mais c'est horrible". Un joli tour de passe-passe de la part de l'auteur qui nous pond une Dark Fantasy incroyablement dure, cachée sous le ton léger et enlevé d'un roman jeunesse. Un mélange parfaitement dosé et maîtrisé. Une grande réussite. Bon je vous laisse, je file chez mon libraire acheter le tome 2 !

lundi 11 décembre 2017

LA MAGIE DE PARIS # 1 de Olivier Gay (Dup)




Éditions Castelmore
320 pages
14,90 euros



4ème de couv :

Chloé est élève en classe de seconde et pratique l’escrime en loisir depuis son enfance. Un jour, elle assiste dans le gymnase au combat à l’épée entre Thomas, un élève d’une autre classe qu’elle connaît à peine, et une sorte de démon. La jeune fille tente d'intervenir mais se fait gravement blesser et perd connaissance. Lorsqu’elle se réveille, la créature est morte. Thomas lui explique alors qu’il est un mage, et qu’en tant que tel sa mission est de repérer et fermer les failles vers le monde des démons. En s’interposant, Chloé s’est liée à lui ; elle devra désormais combattre les démons à ses côtés…







"Le Tank", tel est le doux surnom que les lycéens ont attribué à notre pauvre Chloé. Grande, très grande, large d'épaule et la mâchoire carrée. Si seulement un petit coup de baguette magique pouvait lui enlever une dizaine de centimètres, elle ne serait franchement pas contre Chloé. C'est même un de ses voeux le plus cher avec réussir sa sélection aux régionales d'escrime, retrouver l'attention et l'amour de sa mère, séduire un mec aussi, mais pour ça on retourne au premier voeux.

Et justement, de la magie, elle va être plongée dedans jusqu'au cou coeur. Vous voulez un peu plus d'explications ? Zou, chronique de Phooka. Moi je reprends. De la magie donc, mais pas à coup de baguette non, plutôt à coup d'incantations chelous que psalmodie Thomas qui l'a transformée en Chevalier. Et puis franchement quoi, ce nom ! c'est nul ! Sérieux, une Chevalier ? Non, ça ne sonne vraiment pas bien. Alors qu'elle pénètre avec fracas dans le monde des Mages, elle comprend très vite pourquoi. Que des machos là-dedans, un Chevalier ne peut être qu'un mec. Et bien entre ça et le fait qu'on lui diffère en permanence les explications qu'elle réclame, elle commence à s'énerver Chloé.

Et il ne fait pas bon l'énerver car :
1) elle ne quitte plus son épée, elle a un Mage à défendre tout de même, même si...
2) son statut de Chevalier -bon sang faut trouver un autre nom!- lui a conféré une puissance et une endurance...  magique, c'est le cas de le dire.
3) et les Goules l'énervent en plus de lui faire peur.

Venez découvrir les aventures de Chloé et de sa bande de Mages. C'est juste délicieux. Olivier Gay laisse aller sa gouaille et prête une répartie fabuleuse à ses personnages qu'on ne peut qu'aimer. Chloé bien sûr, mais aussi Thomas. Et David. Ou alors David. Et Thomas... va-t'il nous plonger dans un triangle amoureux ? Non, je ne pense pas, ces trois là ont d'autres chats goules à fouetter. 

D'autant que la fin... Aaaaah cette fin !!! ÉNORME ! ÉNORMISSIME ! GRANDIOSE ! Et en plus même pas un cliffhanger voyez-vous ! Une fin de ouf qui propulse le lecteur vers une multitude de pistes, de solutions, d'attentes. Et d'ATTENTE !!! Mais il paraît qu'elle ne va pas être longue cette suite : février 2018. On y croit ? Oh que oui, on veut y croire.

Foncez les gens, prenez le train en marche, c'est juste génial ! Si vous êtes parisien ou connaissez un tant soit peu Paris, je crois que c'est encore mieux car l'auteur nous propose de sacrées balades, dans les rues, sur les toits et même sur la Tour Eiffel. Et en bonne DuponT, je confirme les dire de DuponD : c'est encore mieux que Le noir est ma couleur.




samedi 9 décembre 2017

Quatrième page de l'ITV de ARIEL HOLZL












Et on voit bien dans ce regard toute la malice que l'on découvre au fil de ses pages n'est-ce-pas ?
Pis comme il en a bien plus que moi, je lui laisse la parole !




Dolorine attrapa sa nouvelle plume, fraîchement arrachée à un beau corbeau bien gras.
Elle s’emmitoufla ensuite dans sa couette et retourna se blottir contre la fenêtre aux vitres ciselées de givre. Monsieur Nyx l’attendait là, coincé dans son journal intime. La peluche n’avait pas l’air ravie de servir de marque-page. Dolorine lui avait pourtant cousu un petit bonnet de laine, très festif avec les taches rouges qui le maculaient çà et là. Il s’agissait probablement de confiture de framboise. Oui, probablement…
La fillette récupéra son journal, le cala sur ses genoux. La poupée alla rejoindre son épaule. Un dernier coup d’œil par la fenêtre de sa chambre : déjà pâlotte, la lumière du dehors était devenue moribonde. L’après-midi n’en avait plus pour longtemps : l’hiver a partout tendance à raccourcir les jours ; mais à Grisaille, il les guillotinait carrément.
Dolorine mâchonna le bout de sa plume d’un air rêveur, avant de se remettre à écrire :



« Liste des trucs que j’aime faire au mois de démembre »

  • - Écorcher Caresser les écureuils des neiges. 
  • - Déchiffrer les messages des fantômes dans la buée. 
  • - Perdre les batailles de boules de neige contre Merry (parfois, elle fait exprès de me rater. C’est gentil, mais un peu condyloïde condiment condescendant.)
  • - Patiner sur le limon gelé. 
  • - Faire des listes (Faut pas que j’oublie ma liste au Marionnettard, d’ailleurs ! J’espère que je n’ai pas été trop sage cette année, j’aime pas quand il m’amène tout plein de pantins... Surtout depuis que je sais qu’il s’agit des enfants les plus méchants, ceux qu’il a transformé en bûches avant de les tailler à la scie.) 
  • - Coudre une fausse barbe de Marionnettard pour Monsieur Nyx.
  • - Empêcher Monsieur Nyx d’enfiler sa fausse barbe sur Bébé Dram (c’est vrai qu’il est rigolo avec, mais il risque de s’étouffer ! C’est pas très gentil, même si Monsieur Nyx dit qu’il voit pas le problème.).
  • - Acheter des cadeaux pour Merry et Tristabelle avec Maman.
  • - Voler des cadeaux pour Tristabelle et Maman avec Merry.
  • - Acheter des cadeaux pour Tristabelle avec Tristabelle. 
  • - Dresser les légions démoniaques de l’hiver contre les Bonnets-Rouges et autres envahisseurs inter-dimensionnels du royaume des fées (ça, c’est surtout Monsieur Nyx qui s’en occupe… Moi, je fabrique juste les golems de neige.).
  • - Chanter les cantiques du solstice (pour protéger la maison des météorites). 
  • - Boire du chocolat chaud sous ma couette en regardant les météorites tomber. 

Dolorine s’interrompit à nouveau. Elle avait l’impression d’oublier quelque chose d’important.
Elle posa un instant les yeux sur le bonnet de Monsieur Nyx.
Tiens donc… Un bonnet…
Ça lui rappelait que… Démembre était le mois de…
Non, rien à faire ! Impossible de s’en souvenir.
Bah… Ça finirait bien par lui revenir...





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Ericka :


Coucou, comme ça parle de thé et d’assassinat je suis obligée de m’arrêter pour poser une question. (bien que je sois d’accord avec Tristabelle, une lame/ poignard c’est mieux que le poison).
C’est une question sympa promis, parmi Les Huit, quelle est ta famille préférée ? Pourquoi ? 
(Et sinon un koala et un panda roux qui dansent moi je trouve ça très bien comme scène :P !)

Ariel :

Bonjour Ericka !

Difficile question que voilà, j'aurais presque préféré avoir à choisir entre le poison et le couteau...

Je pense que ma famille préférée parmi les Huit est la famille Marbre : le fait que leurs "pouvoirs" soient à la fois une bénédiction et une malédiction leur donne un petit côté tragique (comme une bonne tragédie grecque, en somme!) et romantique qui me plaît bien. En plus, architecturalement, leur quartier à l'air plus sympa que le reste de Grisaille... Ils portent bien leur nom.
Sinon, en deuxième position, je dirais les Du Lys et les Tourmentes : les premiers parce qu'ils semblent avoir des pouvoirs assez nuls (qui a envie de contrôler les plantes ?!) par rapport aux autres familles, mais s'en sortent très bien tout de même (ils me font penser au super-méchant qui contrôle le fromage dans un épisode de "Misfits") ; les seconds, parce que ce sont vraiment des psychopathes ! :) En tant que savants fous, ils représentent bien la folie ambiante de Grisaille.

PS : Les animaux exotiques type "koala" et "panda roux" sont interdits d'importation à Grisaille. Sauf si c'est pour les manger.



Dup :

Bon, ok pour les koalas et les pandas roux, mais les lutins malicieux à bonnet ???=D 

Ariel :


Bonsoir Dup !



Malheureusement, les lutins et autres représentants de la gent faérique sont cantonnés à l'extérieur de Grisaille, sinon ils s'infiltrent partout !

D'ailleurs, les lutins et les pandas roux sont en train de prendre le contrôle de mon interview... Je vais devoir aller chercher un tromblon et de la grenaille.



Chut maman lit :


On rigole bien à lire les différentes pages de l'interview, il y a une super ambiance ici ! Bon je suis dans le tome 2 et j'avoue que Tristabelle on aime vraiment la détester et l'histoire n'en est que plus intrigante, mais jusqu'où va-t-elle aller ?

Du coup j'ai remarqué qu'entre les deux tomes tu utilises des styles narratifs différents : le journal de Dolorine, Tristabelle qui parle directement au lecteur et le style plus classique de l'histoire de Merry. Est ce que ces différents styles tu les avais en tête dès le départ ou est ce que c'est apparu au fur et à mesure de l'écriture ? ?


Ariel :


Bonsoir Chut Maman Lit !



Je voulais effectivement dès le départ des styles narratifs spécifiques à chacune des trois sœurs, afin de mieux identifier leur caractère et personnalité. Parfois, leurs styles respectifs se mélangent et évoluent, en fonction des rebondissements (je ne veux pas trop spoiler!) et ce genre de changements viennent davantage au cours de l'écriture qu'au préalable. Un peu comme les tics de langage de

Tristabelle, par exemple, qui sont empruntés à un autre personnage et qui déteignent parfois sur ses sœurs.



Ramettes :


Bonjour

Bon j'ai terminé le tome 1... Et je me demande si je commande le tome 2 pour noël ou si j'attend le tome 3 et je me fais un petit combo... hiii!
Ma question du jour : cherches tu du boulot à Bercy (ministère )? Ou veux faire passer un message sur la pression fiscale ? Lol.


En ce qui concerne les panda n'oubliez pas qu'ils sont protégés. ... Je ne suis pas sûre qu'ils soient bien traités à Grisaille !


Quel est le message caché derrière cette histoire de patates ? 
Chips alors!

Ariel :

Bonsoir Ramettes !

C'est parce que je compare les fonctionnaires et les zombies dans mon premier tome que tu penses que je souhaite travailler à Bercy ? ;)

Pour les patates, je pense que Dolorine a bien raison de se méfier de légumes capables d'avoir de petites tentacules que l'on prénomme des "yeux"...



Chut maman lit :

Ah oui je voulais aussi la poser celle-là... pourquoi tant de haine envers les pomme de terre ?

Ariel :


Bonjour Chut Maman Lit !


Je pense que Dolorine n'aime pas particulièrement les pommes de terre car Merry en achète/vole très souvent pour les nourrir : chaque plat de pommes de terre lui rappelle que sa maman a disparu, un peu comme une madeleine de Proust tristounette... Je ne suis pas sûr qu'elle aime les madeleines non plus, cela dit !



Dup : 


Bonjour Ariel,
J'avoue que je ne verrai plus les patates d'un même oeil !!!

J'ai une faveur à te demander en attendant que la divergence d'opinions entre toi et Melchior Ascaride se résolve : peux-tu nous offrir un mini calendrier pour le blog ? Juste un récap de ta liste des mots spécifiques à Grisaille ? Ce serait achement sympa pour nous et nos lecteurs ;)

PS: Je dois également te remercier car je viens d'apprendre que la gent s'écrit sans e. Dire que j'ai failli te "corriger discrétos" avant de publier tes réponses !!! :P


Ariel :


Bonjour Dup !

Oui "gent" est un mot-piège, c'est pour ça que je l'aime bien ;)

Je compte faire un lexique après mon tome 3, je vous le transmettrais dès qu'il est achevé ! En attendant, on peut trouver le calendrier des jours et des mois sur cette page :

http://arielholzl.com/grisaille/




Rachel :

Bonjour Ariel et tous les autres,

Je n'ai pas encore lu tes livres, mais toutes ces petites remarques me mettent l'eau à la bouche. Je note! En plus vu comment l'interview est sympa, ça promet pour la lecture :)

Belle journée enneigée à tous,


Ariel :

Bonjour Rachel !

Merci et bienvenue dans notre petit club de gens inquiétants ;)
Si quelqu'un t'offre une tasse de thé, je te déconseille de la boire...



Dup :

Bonjour Ariel

Est-ce bien cette nouvelle là, présente ici : http://arielholzl.com/wp-content/uploads/2017/09/Le-jour-o%C3%B9-Dieu-ma-vue-nue.pdf qui t'a ouvert les portes de chez Mnémos ? On comprend mieux tout de suite alors.
Moi qui ne suis pas très "nouvelles", j'ai adoré ton histoire et surtout cet autre univers que tu décris là.
Encore un personnage féminin fort. Te sens-tu plus à l'aise à dépeindre des femmes ? As-tu d'autres écrits cachés ailleurs ?


Ariel :


Bonjour Dup !



Oui, "Le jour où Dieu m'a vue nue" est ma nouvelle issue de l'anthologie "Un tremplin pour l'Utopie", celle qui m'a permis de rencontrer Frédéric et Nathalie Weil des Editions Mnémos.
Merci pour ton avis sur la nouvelle, je l'aime bien aussi (même si le thème était ardu!). Là encore, je trouvais que l'histoire gagnait en puissance et en originalité avec une femme soldat (je l'imagine bien
comme le personnage d'Emily Blunt dans "Edge of Tomorrow" ^^ ).
Je ne me sens pas franchement plus à l'aise ou moins à l'aise suivant le sexe de mes personnages, mais il faut dire que j'ai eu pas mal de références à des personnages féminins forts dans ma lointaine jeunesse ("Buffy contre les Vampires"; "Labyrinthe", "Kill Bill", "Akira", "Jane Eyre", les divers romans avec Miss Marple...).
Et oui, j'ai d'autres écrits disséminés ça et là ! Certains sont 
condamnés à l'obscurité des tiroirs; d'autres reverront peut-être le 
jour... bientôt ^^

vendredi 8 décembre 2017

SAVING PARADISE Tome 2 de Lise Syven

Tome 2: Au prix du monde




Editions Castelmore
sortie: 15/11/2017
16.90 euros
320 pages






Le ciel est ouvert à ceux qui ont des ailes...

Faustine se réveille à l'hôpital, certaine d'avoir entendu Chevalier l'appeler. La jeune femme est très inquiète de la disparition de l'ambassadrice de la Fondation du Griffon, d'autant qu'elle est la seule à la croire en danger.

Pendant ce temps, le professeur Mésanger met tout en œuvre afin de rendre le Tumorex inoffensif, et Imago sème des cadavres sur son passage devant des autorités impuissantes face aux forces surnaturelles en présence. Seule Chevalier pourrait arrêter ce monstre, du moins s'il ne la tue pas avant...

Faustine trouvera-t-elle la force de défendre le paradis promis ? Parviendra-t-elle à convaincre Nato de la suivre sur cette voie ? Ne risque-t-elle pas de se brûler les ailes ?...







On enchaîne directement sur la fin du tome précédent en retrouvant la pauvre Faustine à l'hôpital en train de se réveiller après une bataille gigantesque, sauvée de justesse et déposée devant l'hôpital par Chevalier. Mais au fait ? Où est Chevalier? A t'elle survécu? Et surtout qu'est-elle réellement ? Faustine connaît déjà pas mal de réponses à ces questions. Sa fuite éperdue avec Chevalier lui a permis d'en apprendre beaucoup et même de créer un lien spécial avec elle. Alors elle va tout faire pour la retrouver, même si sa condition physique n'est pas au plus haut. Pour cela bien sûr, elle peut compter sur l'aide de Nato pourtant lui aussi durement éprouvé.
D'ailleurs toute la fondation a été éprouvée, tous ses membres ont soufferts, soit physiquement soit psychologiquement. La bataille a été rude, oui mais surtout des choses étranges s'y sont déroulées. Des choses qui en ont dérouté plus d'un.

Au prix du monde est la digne suite d'En proie au rêve. On y retrouve Faustine et sa volonté de fer (et de faire), malgré sa jeunesse, la gentillesse de Nato, ainsi que son imprégnation par sa culture ancestrale et sa croyance envers les esprits, l'esprit combatif et l'intelligence d'Allison, une sacré bonne femme que j'adore. Et bien sûr, Mésanger, encore une fois tiraillé entre sa recherche et les résultats inespérés qu'on peut en attendre et son amour pour sa fille. Car en poursuivant son but, il met en danger sa progéniture.  Et évidemment, il ne faut pas oublier Rockette ! :)

La teinte fantastique est bien sûr plus prononcée dans cet opus comme le laissait deviner la fin de précédent tome. Mais la trame de thriller est toujours le fil rouge du récit. Courses poursuites, espionnage et empoignades en tous genres font monter l'adrénaline du lecteur. Mais les adversaires sont loin d'être ordinaires, ce qui ajoute un peu de piment au récit. On fleurte donc en permanence entre suspense et fantastique, ce qui est un chouette mélange pour tenir le lecteur en haleine.

Ce deuxième et dernier tome est en ligne directe du premier, on y retrouve -presque- tous les protagonistes, et le rythme y est toujours aussi soutenu. Faustine est une héroïne "au dosage parfait", dans le sens où elle est très réaliste au point d'avoir l'impression d'en connaître des dizaines comme elle, mais sa détermination, son courage et sa générosité en font une vraie héroïne au grand coeur. Les personnages secondaires ne sont pas en reste, ils sont bien troussés, très colorés et chacun est un héros à sa manière. Bref, une belle brochette ! L'histoire coule toute seule et c'est presque avec surprise qu'on arrive à la dernière page tant on se laisse porter par le récit.

Un joli diptyque sachant utiliser les codes du thriller et du fantastique sur fond scientifique, voilà donc le récit que nous propose Lise Syven avec beaucoup de brio. Une bien agréable lecture qui me donne envie de découvrir ses autres écrits. Ce que je ne devrais pas tarder à faire.

NB: Attention, ne pas lire les remerciements à la fin du roman car un gros spoiler s'y cache. "Pas grave" c'est à la fin me direz-vous, oui mais moi j'en connais qui filent les lire avant d'attaquer le livre ... ;)


jeudi 7 décembre 2017

[Audio] ÇA # 1 de Stephen King







Auteur(s) : Stephen King
Lu par : Arnaud Romain
Durée : 26 h 26 min 

Série : Ça, Livre 1
Version intégrale | Livre audio

Date de publication :17/11/2016
Éditeur : Audible Studios


Le pitch :

Enfants, dans leur petite ville de Derry, Ben, Eddie, Richie et la petite bande du « Club des ratés », comme ils se désignaient, ont été confrontés à l’horreur absolue : ça, cette chose épouvantable, tapie dans les égouts et capable de déchiqueter vif un garçonnet de six ans…
Vingt-sept ans plus tard, l’appel de l’un d’entre eux les réunit sur les lieux de leur enfance. Car l’horreur, de nouveau, se déchaîne, comme si elle devait de façon cyclique et régulière frapper la petite cité.
Entre le passé et le présent, l’enfance et l’âge adulte, l’oubli des terreurs et leur insoutenable retour, l’auteur de Sac d’os nous convie à un fascinant voyage vers le Mal, avec une de ses œuvres les plus amples et les plus fortes.







J'ai toujours aimé frissonner avec cet auteur  que j'ai découvert avec Carrie, j'avais 16 ans... c'est dire si ça remonte ! Depuis, je les ai ai enchaînés et même si je ne les ai pas tous, le rayon de ma bibli est bien pourvu. Et je dois avoir de ci, de là quelques poches.


Les plus marquants pour moi ont été, outre Carrie, Christine, Shining et Simetière. Pourquoi suis-je passée à côté de Ça ??? Probablement parce qu'il est sorti en 88, alors que j'entamais le cycle Prépa-Grandes Écoles, période durant laquelle je lisais peu, voire pas du tout. En revanche, pourquoi étais-je persuadée de l'avoir déjà lu, cela reste un mystère pour moi !

Je suis actuellement au milieu de l'écoute de Ça 2, mais je peux néanmoins affirmer déjà que c'est LE roman de King qui m'aura le plus fichu les jetons. Au point de changer de lecture avant la nuit tombée -ce qui n'a pas empêché quelques cauchemars violents-, au point d'interrompre par moment mon écoute pour souffler un peu et retrouver un rythme cardiaque plus serein. Au point de soulever la bonde de ma baignoire uniquement lorsque j'étais habillée et fin prête à me ruer hors de la salle de bain...

Comme j'ai enchaîné sans pause les deux audios, la frontière entre les deux tomes est très floue pour moi. Aussi vais-je réserver la part réelle de chronique pour mon prochain billet ( il me reste une dizaine d'heures d'écoute). Faire en quelque sorte une chronique de l'Intégrale. Je vais aujourd'hui vous parler uniquement de l'AUDIO.

Le narrateur choisit par Audible, monsieur Arnaud Romain est tout simplement parfait. Je pense que j'aurai moins flippé en lisant ces romans qu'en les écoutant. J'ai sursauté un nombre incalculable de fois. Et du coup, je sais à présent que je n'irai JAMAIS le voir au cinéma. JA-MAIS !

Ce narrateur est capable de faire une multitude de voix, au point que je savais qui intervenait dans les dialogues du Club des ratés avant même qu'il ne le précise en suivant la narration du grand King. Je rappelle qu'ils sont 7 mômes, puis 7 -non 6- adultes 27 ans après lorsque se joue le second round. Capable de glisser des sanglots dans les voix, en faisant la distinction entre les sanglots de douleur de ceux de frousse.  Mais là où ce monsieur excelle, c'est vraiment dans l'intonation qu'il met sur la narration. Il le vit ce roman ! C'est juste parfait.

Franchement si vous vous tâtez pour une expérience de livre audio, celui ci est celui qu'il vous faut. Impressionnant !


Pour lire la chronique, c'est ce sera  ICI


mercredi 6 décembre 2017

Troisième page de l'ITV de ARIEL HOLZL




La première page est ICI et la seconde






Et on voit bien dans ce regard toute la malice que l'on découvre au fil de ses pages n'est-ce-pas ?
Pis comme il en a bien plus que moi, je lui laisse la parole !




Dolorine attrapa sa nouvelle plume, fraîchement arrachée à un beau corbeau bien gras.
Elle s’emmitoufla ensuite dans sa couette et retourna se blottir contre la fenêtre aux vitres ciselées de givre. Monsieur Nyx l’attendait là, coincé dans son journal intime. La peluche n’avait pas l’air ravie de servir de marque-page. Dolorine lui avait pourtant cousu un petit bonnet de laine, très festif avec les taches rouges qui le maculaient çà et là. Il s’agissait probablement de confiture de framboise. Oui, probablement…
La fillette récupéra son journal, le cala sur ses genoux. La poupée alla rejoindre son épaule. Un dernier coup d’œil par la fenêtre de sa chambre : déjà pâlotte, la lumière du dehors était devenue moribonde. L’après-midi n’en avait plus pour longtemps : l’hiver a partout tendance à raccourcir les jours ; mais à Grisaille, il les guillotinait carrément.
Dolorine mâchonna le bout de sa plume d’un air rêveur, avant de se remettre à écrire :



« Liste des trucs que j’aime faire au mois de démembre »

  • - Écorcher Caresser les écureuils des neiges. 
  • - Déchiffrer les messages des fantômes dans la buée. 
  • - Perdre les batailles de boules de neige contre Merry (parfois, elle fait exprès de me rater. C’est gentil, mais un peu condyloïde condiment condescendant.)
  • - Patiner sur le limon gelé. 
  • - Faire des listes (Faut pas que j’oublie ma liste au Marionnettard, d’ailleurs ! J’espère que je n’ai pas été trop sage cette année, j’aime pas quand il m’amène tout plein de pantins... Surtout depuis que je sais qu’il s’agit des enfants les plus méchants, ceux qu’il a transformé en bûches avant de les tailler à la scie.) 
  • - Coudre une fausse barbe de Marionnettard pour Monsieur Nyx.
  • - Empêcher Monsieur Nyx d’enfiler sa fausse barbe sur Bébé Dram (c’est vrai qu’il est rigolo avec, mais il risque de s’étouffer ! C’est pas très gentil, même si Monsieur Nyx dit qu’il voit pas le problème.).
  • - Acheter des cadeaux pour Merry et Tristabelle avec Maman.
  • - Voler des cadeaux pour Tristabelle et Maman avec Merry.
  • - Acheter des cadeaux pour Tristabelle avec Tristabelle. 
  • - Dresser les légions démoniaques de l’hiver contre les Bonnets-Rouges et autres envahisseurs inter-dimensionnels du royaume des fées (ça, c’est surtout Monsieur Nyx qui s’en occupe… Moi, je fabrique juste les golems de neige.).
  • - Chanter les cantiques du solstice (pour protéger la maison des météorites). 
  • - Boire du chocolat chaud sous ma couette en regardant les météorites tomber. 

Dolorine s’interrompit à nouveau. Elle avait l’impression d’oublier quelque chose d’important.
Elle posa un instant les yeux sur le bonnet de Monsieur Nyx.
Tiens donc… Un bonnet…
Ça lui rappelait que… Démembre était le mois de…
Non, rien à faire ! Impossible de s’en souvenir.
Bah… Ça finirait bien par lui revenir...





****************************************




Emilie :


Bonjour Ariel ^^ Je vois qu'en 6 jours la fête a bien commencé ici et qu'on est déjà à la deuxième page d'interview ! J'ai eu la chance de faire partie des heureux élus qui ont reçu le 1er tome dans le cadre de ce partenariat et j'ai a-d-o-r-é ma lecture :) J'ai chroniqué le roman sur mon blog (https://dryade-intersiderale.blogspot.fr/2017/12/chronique-les-soeurs-carmine-t1-le.html)où j'en dis tout le bien que j'en ai pensé !

Je viens de parcourir les questions/réponses, ma curiosité est déjà en partie assouvie. J'ai appris pleins de choses qui me donnent une nouvelle vision de ma lecture. Curieusement, mon personnage préféré a été Tristabelle. Ce n'est pas mon genre d'héroïne préférée d'habitude mais elle avait tant de classe et d'assurance dans son petit monde superficiel que je l'ai adorée (je me réjouis de la retrouver en narratrice dans le prochain tome). Du coup, on en vient (enfin) à ma question : as-tu une sœur préférée dans le lot ?

Oh et je vote pour le projet de l'anti-héroïne cannibale en dark fantasy *____*

Ariel :

Bonsoir Emilie et merci pour ta chronique !

Au risque de me faire enfermer dans un asile, je dirais que Tristabelle est ma sœur préférée !
Son côté sarcastique me correspond bien ; Merry est un peu trop sur la défensive, et Dolorine un peu trop optimiste face à ma vision désabusée du monde.
Dans le premier tome, les passages de Dolorine étaient cependant les plus naturels, les plus faciles à écrire pour moi. Mais cela tient aussi au style simplifié qu’elle emploie, par rapport au reste duroman où l’écriture est volontairement plus sophistiquée et plus soutenue, pour accentuer le côté « ère victorienne ».
Mais bon, en réalité, il y a des morceaux de moi dans chacune des trois sœurs...

Non, non, non ! Ce n’est pas ce que je voulais dire… Elles ne pratiquent pas le cannibalisme, voyons ! Pour les vraies anti-héroïnes cannibales, en revanche, je vais voir ce que je peux cuisiner...




Bonsoir,

outre le fait que j'ai perdu mon défi 0 achat et que je pourrais de ce fait commander les sœurs carmines tome 2, je me posais une question, peut-être stupide mais je n'ai pas peur :
L'objet livre est magnifique. Est-ce votre idée ou la maison d'édition? Ça s'est passé comment?



Ariel :
Bonjour Zaphrina !


Au niveau de l'objet livre en lui-même, le travail a été très collaboratif.  J'avais d'abord insisté pour que les passages du "Journal de Dolorine" soient distincts de manière visuelle du reste du texte et l'éditeur a été enthousiaste à ce sujet. Ils ont ensuite proposé de rajouter les différentes illustrations pour l'habillage intérieur et c'est moi qui ait choisi quelle illustration mettre à quel endroit.  Enfin, j'ai la chance de connaître personnellement l'excellent Melchior Ascaride, le graphiste qui a réalisé les magnifiques couvertures et toutes les illustrations, donc nous en avons discuté tous les deux en amont de chaque tome. Il y a eu également les mêmes échanges entre Melchior et les Editions Mnémos.On peut donc vraiment parler d'un travail à trois têtes (et quelques mains!), graphiste/éditeur/auteur, pour aboutir à l'objet final.

Ramettes

Bonjour
Est-il prévu un petit glossaire avec tous tes jolis mots et expressions détournées ? Pas pour les comprendre juste pour les relire et rire...
Es tu un lecteur du Prince de motordu de Pef et de son univers?

Ariel :

Bonjour Ramettes !

C'est amusant que tu poses cette question car il était prévu à l'origine de faire un glossaire à la fin de chaque tome pour ces mots, ainsi que quelques grandes lignes sur les différentes familles de Huit. Mais cela a été abandonné, faute de place ! Au final, je ferais sans doute ce glossaire sur mon site web, pour qu'il soit accessible gratuitement et à tous. On peut d'ailleurs déjà y trouver les descriptions de Maisons et d'autres petits textes d'ambiance inédits : http://arielholzl.com/leshuit/ J'ai effectivement beaucoup lu le Prince de Motordu quand j'étais petit, il a donc probablement influencé mon univers (de la même façon que les prénoms bizarres chez Terry Pratchett ou Mervyn Peake dans sa trilogie de "Gormenghast") ! Ou au moins, il a influencé celui de Dolorine...



Nemo :

Bonjour Ariel, mon fils vient de terminer le tome 2 (piqué à sa soeur qui l'a fait dédicacer à Montreuil) et il a "bloqué" sur les anges pleureurs et les statues qui marchent. Il est accro de Doctor Who et pense qu'il s'agit d'allusion au Doctor même si on lui dit que l'on rencontre des anges pleureurs et des statues qui marchent ailleurs.
Alors, Doctor Who ou pas du tout?
Merci :-)

Ariel :

Bonjour Nemo !
J'espère que le tome 2 a plu à toute la famille ;)

Je connais effectivement Doctor Who et j'adore les épisodes avec les anges pleureurs (notamment "Blink"), mais en vérité il n'y a pas de lien direct avec mes propres anges ! Ils ne sont pas vraiment une créature à part entière, juste un "récipient" ou une "représentation" (pour ne pas trop spoiler), tandis que dans Doctor Who, les anges pleureurs ont une nature bien spécifique d'assassins spatio-temporels avec de nombreuses règles...
^^




Bonjour Ariel,
Au vu de ton texte d'intro, relu récemment une nouvelle fois (hum...:ange:), cette histoire de bonnet résonne tout d'un coup. Te mettras-tu en scène dans le tome 3 ? Genre un sombre lutin malicieux à bonnet qui intervient dans l'intrigue vis-à-vis de Dolorine, ou Tristabelle, ou Merryvère ? Un personnage mâle ce coup ci ? 

Ariel :

Bonjour Dup !

Je ne pense pas que je me mettrais directement en scène dans mes romans, je laisse ce genre d'exercices au King (et encore, ce n'est pas un passage très fameux de La Tour Sombre...) !
En plus, je suis intraitable sur les ajouts et incorruptible : on m'a déjà demandé de mettre des pandas et des pandas roux dans le 3ème tome... c'est toujours non !

Cela dit, on peut considérer Monsieur Nyx comme un sombre lutin malicieux (même s'il a des lunettes dans le tome 3 et non un bonnet). Détail amusant : il est également mâle, alors que son nom vient de "Nyx", la déesse primordiale de la nuit dans l'antiquité grecque (peut-être s'agit-il de son époux?)



Ramettes

Bonsoir,

As tu choisis de mettre le poison dans le thé (je ne dis pas de qui!) Parce que ce n'est pas ta boisson préférée ?

Ariel :


Bonjour Ramettes !



C'est vrai que je ne suis pas un fan inconditionnel du thé (comparé à certaines personnes de mon entourage...) et qu'il s'agit de la boisson "victorienne" par excellence (il y a aussi une forte présence de brandy dans mes tomes - à consommer avec modération !) .
Mais bon, si j'avais vraiment voulu me venger de quelque chose que je déteste, j'aurais empoisonné un verre de Schweppes ou un plat d'endives cuites...




Emilie :

Merci pour ta réponse ^^ On peut monter une Team Tristabelle, yeah ! (Enfin je serai là en fan car je ne lui ressemble pas, je suis plus Dolorine, talents en dessins inclus !)

Du coup, ma deuxième question est la suivante : dois-je acheter le tome 2 maintenant ou dois-je attendre les Imaginales pour avoir une (jolie) dédicace sachant que je n'emporte pas de livres là-bas, j'achète tout sur le salon (la place dans la valise est chère ! ). Mr Nyx a le droit de participer pour répondre à cette question, il a l'air de si bons conseils ;) 

Ariel :


Bonjour Emilie !



D'après Monsieur Nyx, la meilleure solution est de traquer et d'assassiner une autre lectrice s’appelant Emilie afin de lui voler son tome 2 dédicacé... Ainsi, tu es gagnante sur tous les tableaux !
Personnellement, je n'encourage pas mes lectrices à s’entre-tuer (sauf quand c'est drôle) donc tu peux plutôt attendre les Imaginales.
En plus tu auras une double dédicace, de moi et Melchior Ascaride ;)




Licorne :

Re-bonjour Ariel ! 
J'aimerai beaucoup savoir comment ca s'est passé pour te faire éditer ? Ce dernier t' a t il fait confiance tout de suite ou cela a été le parcours du combattant !? 
Merci d'avance pour ta réponse 

Ariel :

Bonjour Licorne !

Il n'a pas été si difficile que ça pour moi de me faire éditer car j'ai pu découvrir mon éditeur suite à un concours de nouvelles pour une anthologie sur le thème de "l'Utopie." Il faisait partie du jury et nous avons pu discuter de vive voix en nous rencontrant par la suite sur des salons littéraires. Je lui ai proposé mon projet des Sœurs Carmines et les Éditions Mnémos ont accepté tout de suite, ce qui m'a évité le passage par les envois de manuscrits innombrables que connaissent la plupart des nouveaux auteurs ! J'ai eu beaucoup de chance sur ce point :)